header image
standard-title Gay Pride Marche de la fierté gay de Bruxelles (Brussels)

Gay Pride

Marche de la fierté gay de Bruxelles (Brussels)
 id=

The Belgian Pride, anciennement connue sous le nom de BLGP (Belgian Lesbian and Gay Pride), est une ASBL qui regroupe les principales associations lesbi-gays du pays. Comme son nom l’indique, elle organise la Lesbian & Gay Pride belge. Se déroulant généralement au mois de mai, la Pride est, pour beaucoup, un événement à caractère festif, mais c’est avant tout un événement à caractère politique, puisqu’il s’agit de mettre en avant les revendications politiques lesbi-gays.

Marche de la fierté gay de Bruxelles

Nous insistons sur le fait que tous ceux qui portent les Lesbigays dans leur coeur sont les bienvenus. Nous défendons la diversité, le respect, l’ouverture et la solidarité à l’intérieur mais également à l’extérieur du Mouvement Lesbi-gay.

Nous insistons sur le fait que tous ceux qui portent les lesbigays dans leur coeur sont les bienvenus. Nous défendons la diversité, le respect, l’ouverture et la solidarité à l’intérieur mais également à l’extérieur du Mouvement Lesbigay. Nous essayons de faire transparaître ce message à travers notre logo.

La Belgian Pride a 14 collaborateurs (statut bénévole), est bilingue et se réunit régulièrement dans ses bureaux à Bruxelles.

Quelques associations lesbigay radicales du côté flamand estiment qu’il fallait aussi une Gay Pride en Belgique. Il y avait déjà une tradition de « Roze Zaterdagen » aux Pays-Bas. Le 5 mai 1979, une petite centaine de personnes participait à un premier « Roze Zaterdag » à Anvers. L’année suivante, il y avait déjà un peu plus de monde à Bruxelles et le tout se terminait par une soirée assez chaude à l’Ancienne Belgique. En 1981, c’était à nouveau à Anvers que l’on fêtait le « Roze Zaterdag » mais c’était la dernière de la série. Le mouvement lesbigay était partagé sur l’opportunité de l’organisation d’une Gay Pride. Les aspects « moins sérieux » d’une parade lesbigay en effrayaient plus d’un.

A la fin des années ’80, la FWH organisait des excursions en bus pour aller participer aux « Roze Zaterdagen » aux Pays-Bas.

Les ailes modérées et plus radicales du mouvement lesbigay se rapprochaient et s’accordaient pour organiser un « Roze Zaterdag » en Flandre. A l’initiative du FWH et du Roze Aktiefront (RAF), le « Roze Zaterdag » devint un fait à Anvers le 5 mai 1990, avec un petit millier de participants principalement flamands mais accompagnés d’un nombre important de néerlandais et de quelques wallons et bruxellois. Le soleil était de la partie, le tout se terminant par une grande fête sur la Groenplaats. Il ne fallait pas en rester là et, très vite, la décision était prise de refaire cela, tous les deux ans et chaque fois dans une autre ville. En 1992, rendez-vous était donné à Gand. Pour la première fois, il y avait une plate-forme de revendications en dix points avec deux demandes principales : une loi interdisant la discrimination sur base de l’orientation sexuelle et la reconnaissance des relations entre personnes du même sexe. La pluie a été le grand saboteur de cette journée et la presse parlait d’un « roze waterdag ».

Les lesbigay francophones ont ensuite voulu s’impliquer davantage et proposèrent de se revoir à Bruxelles. Mais les élections du 24 novembre 1991 furent marquées par une montée spectaculaire du Vlaam Blok fasciste à Anvers et il fut décidé de manifester à nouveau dans cette ville. En mai 1994, un millier de personnes participaient au Roze Zaterdag à Anvers.

The Belgian Pride

Et nous voilà à Bruxelles! Il y eut beaucoup de concertations à partir de septembre 1995 et une cinquantaine d’associations de l’ensemble du pays ont décidé de créer une asbl. Les flamands se retrouvaient plus dans le « Roze Zaterdag » tandis que les francophones penchaient plutôt pour la « Gay Pride ». Une assemblée tumultueuse a finalement opté pour un « compromis à la belge ». Le nouveau nom serait dorénavant : « Belgian Lesbian and Gay Pride – Roze Zaterdag – Samedi Rose ».

Le reste de la cagnotte des trois éditions précédentes, une cotisation de 1000 FB (25 €) pour chaque association, quelques subsides et l’opération devenait possible! On ne parlait pas encore de sponsors à cette époque mais l’honnêteté nous oblige à mentionner le fait que la discothèque La Démence a organisé une soirée de soutien, en nous reversant 50 FB (1,25 €) sur chaque ticket d’entrée. Pour compléter le budget de 1.500.000 FB (37.500 €), il fallait encore réussir la soirée à la Madeleine.

Treize ans plus tard, il est difficile d’imaginer comment cela se passait à l’époque. Il s’agissait d’un énorme défi pour toutes les associations qui estiment que la Belgian Pride devait réussir. mais elles se lançaient dans l’inconnu absolu. Des masses d’énergie et d’enthousiasme se mettaient en branle et c’était contagieux… même la politique s’y mettait, incarnée par Anne Van Asbroeck, Ministre flamande de l’égalité des chances, qui a financé un spot publicitaire télévisuel appelant la Flandre entière à participer à la BLGP – Roze Zaterdag. La société Roularta, régissant les télévisions commerciales en Flandre, s’est opposée à ce spot en invoquant le caractère « anti-familial » de l’initiative. Le boycott a pu être déjoué.

La première Gay Pride nationale a été une réussite : 2.500 personnes ont répondu à l’appel. A l’époque, on parlait d’un « nombre record », ce qui était le cas en comparaison du nombre de 1000 participants à Anvers.

Et le caractère national était enfin une réalité, non seulement à travers les participants à la parade mais aussi par la symbolique utilisée. Les organisateurs distribuent des milliers de petits drapeaux tricolores: noir, jaune et…rose! Un grand calicot montrait un coq wallon embrassant chaleureusement un lion flamand, tous deux tenant l’iris bruxellois serré entre eux.

Il y avait quelques délégations politiques flamandes (SP, VU et Agalev), pas de délégations francophones et pas de pointures politiques, à part Roger Lallemand et Serge Moureaux. Le parcours était assez décevant : pas de boulevards centraux! Nous marchions sur des boulevards périphériques vides, loin du centre, pour aboutir finalement à la Place du Jeu de Balles. Le bourgmestre de l’époque, Xavier de Donnéa, prétendait que les commerçants du centre ne voulaient pas de notre parade. Mais le positif l’emporte : autant de gens pour une première fois à Bruxelles… c’était prometteur.

La fête à la Madeleine devait permettre de boucler le budget. Cependant, l’obtention de cette salle ne fut pas une mince affaire. Le gérant avait d’abord refusé de nous louer la salle en prétextant qu’il avait également refusé la tenue d’une bourse érotique (!?). Finalement, nous avons pu le convaincre… La soirée a été un grand succès et le gérant a immédiatement voulu signer pour l’année suivante!

La Gay Pride de Bruxelles se tient généralement à la fin du mois de mai. Pour connaître la date de la Gay Pride de Bruxelles, le Gay Voyageur vous invite à tout savoir sur l’événement le plus gay de la capitale de Belgique :

  • Programmation complète
  • Parcours du défilé
  • Mot d’ordre de la pride

Un rendez-vous à ne pas manquer lors du prochain passage de la Gay Pride sur Bruxelles.

Hébergements gay sur Paris

Loading…